« L’Arlésienne »

(Béziers)

Ici a vécu, au milieu du XIXe siècle, la biterroise Marie Cauffopé, qui fut la fiancée de François Mistral, neveu du célèbre écrivain occitan Frédéric Mistral. Découvrant l’infidélité de sa promise, François Mistral se jette du haut du Mas du Juge, la vieille bâtisse de sa famille à Maillane, le jour de la fête du village le 7 juillet 1862. Il tombe sur une table de pierre et se tue.
Frédéric Mistral racontera ce drame à son ami écrivain Alphonse Daudet, qui en tirera en 1869 « L’Arlésienne », une des nouvelles de son célèbrissime roman « Les Lettres de mon Moulin ». Il y transforme Marie Cauffopé en une énigmatique jeune femme, que l’on ne voit jamais vraiment, et qui serait venue d’Arles. Ce détail est à l’origine de l’expression « l’Arlésienne » qui désigne une personne ou une chose dont on parle tout le temps, mais qui n’apparaît pas.
Trois ans plus tard Daudet en fera une pièce de théâtre en trois actes pour laquelle Georges Bizet composera une musique de scène.



Cette fresque, qui couvre 3 pans de murs en trapèze, représente quatre des protagonistes de cette affaire, sur le site de l’immeuble Cauffopé aujourd’hui détruit, avec de gauche à droite et de haut en bas : Marie Cauffopé à son balcon, Frédéric Mistral et Alphonse Daudet autour d’une table de bistrot et Georges Bizet derrière la devanture.

Pinceau d’Or 2016 : Fresque « L’Arlésienne » de Béziers