« La fée verte »

(Le Grand-Lemps)

A l’entrée du village,  une architecture peinte en trompe l’œil reprend une spécificité Dauphinoise : la façade de « galets roulé en arêtes de poisson ».

Au bistrot, Pierre Bonnard, vivant dans sa maison du Grand-Lemps, partage avec ses amis une autre spécialité du cru : l’absinthe, « La Fée Verte » que deux fabriques produisaient sur place à son époque.

Bonnard leur présente sa dernière œuvre en date : « La famille au Jardin ».
Claude Terrasse, son célèbre voisin compositeur, répète au piano ses  « Travaux d’Hercule ».
Alfred Jarry, son ami fidèle, vient de terminer sa pièce, qui est à l’affiche : « Ubu Roi ».



A l’étage au dessus, le peintre Edouard Vuillard s’essaie à la photographie naissante, pour fixer les passants…

Au même endroit, mais plus tard, Alphonse de Lamartine prendra la pose, le livre de ses « Méditations Poétiques » négligemment posé sur une chaise…
A sa fenêtre, Stéphanie de Virieu, rêvera, à sa fenêtre,  de la prochaine correspondance qu’elle adressera à Lamartine ?

Avant de rendre fou, l’absinthe rendait joyeux : encore ce soir, sans doute, nos quatre amis auront-ils abusé de la Fée Verte et, après une dernière partie de « billard à quilles » trop bruyante, seront expulsés du bistrot par le juge de paix Paranjoux…